Plus grande, plus spacieuse, le T-Roc, la deuxième version du SUV de Volkswagen adopte un style un peu plus agressif. Disponible en deux motorisations à hybridation légère de 116 et 150 chevaux, ce modèle offre toujours un excellent rapport praticit/agrément de conduite
Voici, chez Volkswagen, un nouveau T-Roc, le deuxième de la série. Mais ce n’est plus tout à fait la même voiture. Basé sur la plateforme MQB de la Golf, il s’est effet allongé, passant de 4,25 m à 4,37 m, avec 28 mm de plus pour l’empattement. Il se rapproche ainsi des dimensions du tout premier Tiguan, lancé en 2007, qui mesurait 4,42 m. Le T-Roc devient ainsi un vrai SUV compact, offrant un volume intérieur un peu plus spacieux.
Continuera-t-il à séduire ainsi? La précédente version, inaugurée en 2017, était une excellente voiture, originale, spacieuse, pratique, offrant un bel agrément de conduite. Cela explique son succès considérable, ces 2,2 millions d’exemplaires immatriculés et ces pics de vente à 328.000 exemplaires en 2019 et 322.000 en 2023.
Un air de famille avec Tiguan et Touareg
Ce nouveau T-Roc s’offre une allure un peu plus baroudeuse. Il adopte la face avant du Touareg et du Tiguan, avec l’immense grille de radiateur noire, étirée sur toute la largeur. Les feux, triangulaires, débordent sur les ailes et, sur les deux versions haut de gamme, Style et R-Line, sont reliés par un bandeau lumineux, avec le logo VW éclairé au centre. On trouve la même disposition à l’arrière. Sur ces deux finitions, on peut s’offrir, pour 570 €, l’éclairage EQ.light inauguré sur le Touareg, avec des feux Matrix LED, qui gèrent l’éclairage sur différentes zones de la route et permettent de rouler feux de route allumés, sans éblouir les autres usagers.
Ce SUV garde malgré tout son allure générale, notamment son pilier C très incliné, ses épaulements marqués au-dessus des roues arrière, avec une strie qui file du milieu de la portière arrière, pour aller dessiner la ligne de rupture du hayon, entre sa partie inclinée et sa partie verticale. Il est équipé de jantes de 18 pouces sur la finition R-Line.

Cockpit amélioré
L’intérieur a été amélioré, avec des sièges à l’excellent maintien, un tableau de bord recouvert d’un tissu développé spécialement. La commande de boîte ayant migré au volant, comme sur les modèles ID, le T-Roc utilise l’espace libéré sur la console pour adopter la recharge par induction et insérer la molette Drive Select du Tiguan qui permet de choisir son mode de conduite et de régler le volume du multimédia. Ce T-Roc adopte l’écran de 12,9 pouces inauguré sur la Golf, avec la dernière version du GPS Volkswagen, qui est l’un des meilleurs du marché.

Lancé en 116 et 150 chevaux
Ce modèle est lancé avec deux motorisations à hybridation légère de 116 et 150 chevaux construites à partir du même bloc 1.5 TSI, à désactivation de deux cylindres. On trouve un alterno-démarreur alimenté par une batterie de 48 volts, qui appuie le moteur à bas régime et lors des accélérations, lui offrant un boost de 14 kW. Ce train permet d’avancer en roue libre lorsque les circonstances s’y prêtent. Deux motorisations full hybrid de 136 et 170 chevaux arriveront en 2026.
Associé à la boîte automatique DSG à 7 rapports, le groupe propulseur de 150 chevaux permet permet d’avancer souvent en roue libre, notamment en mode confort et de descendre sa consommation sous les 6 litres. Mais si l’on veut une conduite un peu dynamique sur routes sinueuses, il vaut mieux passer un mode sport et utiliser les palettes au volant. Ce train hybride a du punch: la voiture accélérée de 0 à 100 km/h en 8’’9.
Nous avons pris du plaisir à mener ce T-Roc sur les virages de la côte portugaise près du Setubal. Son amortissement privilégie le confort des passagers, avec de la souplesse dans les suspensions. Sa tenue de route pourrait être plus incisive, pour une auto qui, contrairement au T-Cross, est dotée de suspensions arrière indépendantes. Il faut aussi être vigilant car la consommation, dans ces conditions, dépasse facilement les 7 litres. A noter que l’amortissement piloté est proposé en option pour 950 €. Ce T-Roc reste une bonne voiture. La version de 150 chevaux est vendue 41.000 € en premier prix.

Fiche technique :
Moteur: 1.5 MHEV.
Données: 150 ch/250 Nm.
Dimensions: 437/183/157 cm.
Empattement: 263 cm.
Poids: 1.474 kg.
Coffre: 475 litres.
CO2: 128 à 138 g.
Malus: 400 à 1.276 €.
Prix: 41.000 €.
Premier prix à 29.990 €
Avec un premier prix de 41.000 € en finition Style, le Volkswagen T-Roc de 150 chevaux n’est pas très bon marché. Il faut ajouter 950 € si l’on veut la suspension pilotée et 1.040 €, aux finitions Style et R-Line pour le pack Techno qui propose l’affichage tête haute et l’assistant de conduite semi-autonome. En France, on risque de privilégier la version de 116 chevaux, vendue 29.990 € en finition d’accès de gamme, qui ne propose l’écran central qu’en 10,3 pouces et l’instrumentation sur 8 pouces. On dispose cependant de l’aide au maintien dans la voie, du démarrage sans clé, de projecteurs avant à LEDs à allumage automatique et de radars de stationnement avant et arrière.
Thierry Vautrat
Photos: Le T-Roc adopte la nouvelle teinte jaune, inaugurée sur le T-Cross restylé (Photo T.V.)



