MG Cyberster, l’électrique en mode roadster

MOTORSPORT

20 Jan 2026

Il intrigue, avec son nom étrange et ses lignes sportives agressives. Puis, il suscite sourire, envie et passion. Cyberster, voilà donc une drôle d’appellation pour un cabriolet sportif, au mouvement silencieux. Car MG, la firme britannique, désormais adossée à l’entreprise chinoise SAIC Motors, a osé s’offrir un roadster à motorisation 100 % électrique, qui plus est performant, avec 510 chevaux dans sa version à transmission intégrale, que l’on obtient grâce à un moteur de 340 chevaux à l’arrière, épaulé par une unité de 204 chevaux à l’avant, avec une batterie de 77 kWh. Cela lui donne des performances de Supercar : ce cabriolet accélère de 0 à 100 km/h en 3,2 s, soit mieux que le Porsche 718 Spyder RS de 500 chevaux, qui se contente de 3,4 s.

Voilà donc une sorte de révolution dans un monde où l’on n’aime rien tant que faire rugir ses cylindres et se plaire à en écouter l’écho répercuté sur les murs des villes et les flancs rocheux des montagnes. Certes, il existe déjà une bonne dizaine de sportives électriques sur le marché. Mais aucune, si ce n’est le roadster, lancé par Tesla en 2008, n’avait osé sortir sans toit. Et pourtant, la locomotion électrique offre une fluidité de conduite sans égale.

Certes, le Cyberster coûte 67.990 €, ce qui paraît cher mais, au même niveau, le 718 Spyder RS de Porsche s’affiche à 162.500 €, concédant en outre un malus d’un peu plus de 50.000 € pour 288 g/km de CO2… La différence est colossale, avec la voiture de Porsche qui, cependant, laissera très vite sa place à une version 100 % électrique. Le cabriolet sino-anglais constitue le haut de gamme de MG et la qualité de son aménagement intérieur, flatteuse, n’a pas grand chose à envier à son rival germanique.

MG Cyberster

Portes à ouverture en élytre

Ce Cyberster,  long de 4,53 m, est nettement plus volumineux que quelques autres machines similaires, comme le BMW Z4 ou l’actuelle 718 Spyder qui mesurent respectivement 4,32 m et 4,37 m. Il est joliment dessiné, avec des courbes harmonieuses, un capot plongeant. Mais surtout, ce roadster s’illustre par de spectaculaires portières à ouverture en élytre, comme sur une Lamborghini. Elles se commandent électriquement, à distance, via la télécommande si on le souhaite. Car l’on peut se contenter de presser le bouton sur les portières elles-mêmes. Elles sont dotées de capteurs, pour éviter de cogner une voiture trop proche ou tout obstacle en hauteur. 

L’aménagement intérieur est très bien réalisé, avec, outre le volant, des parements, sur les sièges et le contre-portières, dont la couleur rouge carmin fait écho à celle de la capote. Le cockpit dessine une sorte de  poste de pilotage, orienté vers le conducteur. Il s’articule autour d’un ensemble de trois écrans, dans une disposition “wrap around”, comme sur un simulateur. Une unité principale de 10,25 pouces, juste derrière le volant, affiche la vitesse, l’autonomie et les données de conduite. De chaque côté, deux écrans auxiliaires de 7 pouces, servent au GPS, au multimédia, aux images des caméras, etc… Ce n’est pas forcément très pratique car le volant cache partiellement les informations. Une quatrième unité, sur la console centrale, permet de régler un certain nombre de choses dont la climatisation, la personnalisation de chaque modes de conduite, la consistance de la direction, les sièges, la force de la récupération d’énergie, etc…

Recharge à 144 kW

De fait, on roule le plus souvent en mode confort, donc en propulsion, avec le seul moteur arrière, car il ne sert à rien, dans la plupart des circonstances, que ce soit sur autoroute ou en agglomération, de disposer de toute la puissance. C’est l’un des atouts de ce modèle:  on peut rouler tranquillement, décapoté sous le soleil et profiter de la fluidité de la locomotion. 

En mode Sport, on se régale car cette auto est un missile, en dépit de son poids de 1.985 kg. Elle est dotée d’un train avant incisif qui permet d’entrer fort dans les virages et de les enrouler parfaitement, grâce à un train arrière multibras et un châssis rigide. Certes, elle tape un peu, mais c’est le prix à payer pour son efficacité. On se régale au volant de ce petit bolide, surtout si le soleil est de la partie.

Dans ces conditions, la consommation monte assez vite. Nous avons enregistré 21 kWh/100 km. Mais personne ne va s’acheter une telle voiture dans l’idée de faire de l’éco-conduite en toute circonstances. Sinon, on peut se contenter de la version à deux roues motrices, qui dispose des 340 chevaux fournis par le seul moteur arrière. En conduite paisible, nous avons consommé entre 17 et 19 kWh/100 km, ce qui permet de tenir l’autonomie WLTP de 443 km. Sur autoroute, capote fermée, nous avons roulé à un rythme de 21 à 23 kWh, ce qui permet de couvrir de 300 à 350 km. 

Notons que ce modèle recharge en courant continu (DC) à une puissance de 144 kW. Il lui faut 38 minutes pour reprendre de 0 à 80 % de capacité de batterie, ce qui n’est pas le meilleur score du marché, sans doute parce que sa moyenne de recharge plafonne à 85 kW. Il est par ailleurs doté d’un chargeur AC de 11 kW. De quoi profiter du plaisir infini qu’offre un roadster à motorisation électrique. 

Road test et photos : Thierry Vautrat

Fiche technique MG Cyberster :
Motorisation: électrique
Transmission: intégrale
Puissance: 510 ch (340 + 204)
Couple: 725 Nm
Batterie: 77 kWh
Dimensions: 453/191/133 cm
Poids: 1.985 kg
Coffre: 249 litres
Recharge AC/DC: 11/144 kW
Prix: 67.900 €

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