Swatch, quatre œuvres d’art au poignet

HORLOGERIE

16 Jan 2026

Swatch a créé l’événement à Venise le 13 janvier avec le lancement international d’une collection de montres inspirées de chefs-d’œuvre de la peinture, baptisée Swatch x Guggenheim.
Quelques membres de la presse internationale, dont trois journalistes français, avaient été conviés pour assister à ce lancement mondial. L’événement vénitien a précédé d’une journée celui de New York. Les montres ont ensuite été dévoilées et mises en vente le 15 janvier. Mais pas n’importe quelles montres, ni n’importe quelles Swatch : il s’agit de quatre modèles inspirés de tableaux de grands peintres et qui leur rendent hommage.

Musée Peggy Guggenheim

L’art représente donc le sujet principal et l’horloger Swatch ne s’y est pas trompé, multipliant les collaborations artistiques depuis le début des années 1990. En 2011 est fondé à Shanghai le Watch Art Peace Hotel, une résidence artistique qui favorise la collaboration entre les artistes internationaux. À partir de 2018, Swatch va plus loin. La marque instaure des partenariats avec les plus grands musées du monde, comme le Louvre et Beaubourg à Paris, réinterprétant certaines de leurs pièces maîtresses sur des montres rapidement collectionnées par les amateurs éclairés.

L’année 2026 s’ouvre avec l’élargissement de la collection de ces chefs-d’œuvre « à porter ». Des montres qui permettent à tous ceux que certains tableaux fascinent d’arborer à leur poignet un hommage à ces pièces d’exception que seuls les musées peuvent s’offrir.

Ile de la Giudecca

Peu d’informations avaient filtré sur ces modèles. La presse internationale était logée à l’Hôtel Hilton Molino Stucky Venice, sur l’île de la Giudecca, un ancien moulin à farine rénové en 2007 pour devenir un hôtel 5 étoiles. Nous savions seulement que nous devions nous rendre en bateau au musée Peggy Guggenheim Collection, l’un des musées les plus importants dédiés à l’art européen et américain du XXe siècle en Italie. Installé dans le Palazzo Venier dei Leoni, sur le Grand Canal de Venise, le musée est aussi le lieu où Peggy Guggenheim a vécu les trente dernières années de sa vie. Il expose la collection personnelle de la nièce de Solomon R. Guggenheim. Elle rassemble des œuvres majeures du cubisme, de l’art abstrait, du surréalisme, de l’expressionnisme abstrait américain, ainsi que de la peinture et de la sculpture européennes et américaines d’après-guerre. Parmi les artistes représentés figurent entre autres Jean Arp, Umberto Boccioni, Alexander Calder, Marcel Duchamp, Max Ernst, Leonor Fini, Grace Hartigan, René Magritte, Joan Miró, Pablo Picasso, Germaine Richier, Gino Severini, Clyfford Still, Emilio Vedova et Jackson Pollock.

Collection Swatch x Guggenheim

Pour nous accueillir à l’entrée, Carlo Giordanetti, directeur créatif de Swatch International et CEO du Swatch Art Peace Hotel, la résidence d’artistes à Shanghai. Mais aussi Karole Vail, petite-fille de Peggy Guggenheim, directrice de la Collection Guggenheim à Venise depuis 2017 et directrice de la branche italienne de la Fondation Solomon R. Guggenheim. Elle avait été conservatrice au musée Guggenheim de New York de 1997 à 2017.

Carlo Giordanetti – Karole Vail

Carlo Giordanetti, membre de la direction de Swatch AG, rappelle brièvement l’historique entre l’horloger suisse et le monde de l’art, notamment moderne et contemporain : « Nous sommes immensément fiers de notre collaboration avec le Guggenheim, qui marque un jalon dans l’histoire du Swatch Art Journey. Avec la collection Swatch × Guggenheim, nous célébrons non seulement la passion de Swatch pour les arts, mais aussi notre relation de longue date avec le musée Guggenheim de New York et la collection Peggy Guggenheim à Venise. » Il rappelle à quel point le nom Guggenheim compte sur le plan artistique. La Fondation Solomon R. Guggenheim a été fondée en 1937 à New York. Sa constellation de musées comprend aujourd’hui le Guggenheim de New York, la Collection Peggy Guggenheim de Venise, le Guggenheim de Bilbao et le futur Guggenheim d’Abu Dhabi. Après plusieurs années de collaborations avec le musée Guggenheim de New York et la Collection Peggy Guggenheim à Venise, le Guggenheim et Swatch franchissent une étape significative pour rendre l’art plus proche des gens, dans le monde entier. Résultat : quatre chefs-d’œuvre, soigneusement triés sur le volet par les équipes curatoriales et réinterprétés par Swatch comme autant d’« œuvres d’art à glisser au poignet ». Les quatre montres de la collection Swatch × Guggenheim associent l’ingéniosité du design suisse à des détails dignes d’un musée. En clin d’œil ludique à ce dialogue transatlantique, chaque modèle arbore un élément de design commun : une aiguille des secondes extra-longue.

Le directeur artistique de Swatch International et la directrice de la Peggy Guggenheim Collection ont ensuite dévoilé chaque montre avec, en regard, une reproduction de la toile qui l’a inspirée. À une exception près : le modèle Pollock’s Alchemy. En effet, l’œuvre, réalisée en 1947 par l’artiste américain Jackson Pollock, est exposée à Venise et fait partie des pièces maîtresses du musée Peggy Guggenheim. La technique révolutionnaire de Pollock – verser et éclabousser de la peinture sur une toile non tendue – trouve un écho sur le cadran et sur le bracelet de cette montre, qui illustre à merveille l’esprit audacieux et avant-gardiste du peintre.

Klee – Degas

Monet – Pollock

Les trois autres modèles de la collection Swatch x Guggenheim sont inspirés d’œuvres exposées au musée Guggenheim de New York, comme « Danseuses vertes et jaunes », tableau peint par Edgar Degas en 1903. La montre rend hommage à la maîtrise du maître dans l’art de représenter le mouvement.

L’œuvre The Bavarian Don Giovanni (1919) de Paul Klee met en scène un personnage grimpant une échelle parmi les noms de cinq femmes. Le cadran du modèle réalisé par Swatch possède une roue de calendrier originale dont la fenêtre change de couleur chaque jour.

Quant à la montre Monet’s Palazzo Ducale, elle célèbre le chef-d’œuvre de Claude Monet, Le Palais Ducal vu de Saint-Georges Majeur (1908). Le bracelet évoque les reflets changeants de la lagune vénitienne, en hommage à l’incomparable talent de Monet pour capturer les jeux de lumière. A la nuit tombée, le cadran s’illumine d’un orange vif après avoir été exposé aux UV. Comme le souligne Carlo Giordanetti, cette montre relie ainsi subtilement les deux institutions Guggenheim de Venise et de New York. Une manière de passer le relais avant l’événement prévu à New York vingt-quatre heures après celui de Venise.

Texte : Carine Lœillet
Photos : Swatch et Carine Lœillet

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