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Rosa Maïtea, une histoire de joaillerie éthique

BIJOUTERIE, JOAILLERIE

21 Fév 2022

La toute nouvelle marque lance sa première collection de bijoux « La Bonne Etoile » tout en or et diamants recyclés et pierres fines 100 % traçables de la mine aux bijoux… Rosa Maïtea, c’est avant tout une histoire de joaillerie éthique.

« La Bonne Etoile », cette première collection indique la voie de Rosa Maïtea, la voie de l’éthique, du recyclage, du respect de la planète, des humains et de la nature… une étoile magique qui porte chance et mène inexorablement vers plus d’amour.

La collection a été dessinée par la créatrice Patricia Pereda, fondatrice de Rosa Maïtea… 10 modèles Bonne Etoile Diamants et 6 modèles Bonne Etoile Arcoiris (arc-en-ciel) ornés de diamants ou spinelles et grenats colorés fabriqués dans le souci d’avoir le moins d’impact possible sur notre belle planète. Pour ce faire, Rosa Maïtea a déniché l’atelier idéal, capable d’utiliser l’or et les diamants recyclés et les pierres fines 100 % traçables… répondre en quelque sorte au cahier des charges de la Marque. A Mumbai en Inde, cet atelier appartient à une famille qui se transmet les secrets du métier d’artisan joaillier de génération en génération. L’atelier familial a, par ailleurs, obtenu le certificat de « Responsable Jewelry Council » (RJC) certifiant les bonnes pratiques des entreprises tant pour l’approvisionnement de l’or ou des diamants, de la mine jusqu’aux clientes.

Patricia Pereda, créatrice et fondatrice de Rosa Maïtea

Sa prime jeunesse s’est passée au Pays Basque espagnole, au bord de l’océan, imprégnée de beauté sauvage et de traditions ancestrales. Alors qu’elle n’a que 12 ans, sa famille part s’installer à Guadalajara au Mexique, près du lac Chapala. Elle est immédiatement envoûtée par cette effervescence de couleurs, la présence foisonnante des fleurs et la culture multicolore mexicaine qui sont depuis une source intarissable d’inspiration. Plus tard, elle part à la découverte du monde et des autres cultures… Inde, Pérou, Vietnam, Malte, Italie et tant d’autres pays. De là s’est développé au quotidien son amour pour l’art et l’artisanat et a permis de belles rencontres. En Espagne, elle passe quelques années à étudier le droit et la finance, puis reprend la route pour acquérir une grande expérience professionnelle… Los Angeles, Londres, Madrid et finalement Paris où elle travaille pour des grands groupes de luxes dans le marketing.

Elle est installée à Paris depuis 15 ans car la France occupe depuis toujours une place particulière dans son cœur. Son grand-père, grand amoureux de la France, l’a bercée en lui racontant de merveilleuses histoires. A Paris, elle découvre l’univers de la joaillerie en devenant Directrice de l’offre et de l’image d’une maison de joaillerie française. Coup de foudre immédiat, elle sent que la joaillerie sera son monde… couleurs, beauté, art, transmission des savoirs ancestraux, tradition et modernité, précieux et symboliques, elle comprend que les objets se transmettent par amour et avec amour.

Et ainsi fut créée Rosa Maïtea

Pendant 12 ans en tant que Directrice de l’offre et de l’image de cette grande entreprise de joaillerie, Patricia Pereda a rempli sa mission pour remettre la marque « dans l’air du temps »… 12 collections par an, achat des pierres précieuses à Bangkok, des pierres de couleurs en Inde, des diamants à Anvers et des perles au Japon. Un travail certes très intéressant avec une équipe incroyable pour créer de la beauté, mais personne pour se soucier de l’origine des pierres.

Un jour, au cours d’une conférence de l’Association Care, elle découvre la triste réalité des mines de rubis à Madagascar et au Sri Lanka. Une prise de conscience immédiate quand elle voit comment des hommes extraient les pierres dans des conditions innommables avec son cortège de fléaux… drogue, prostitution, rémunération misérable, etc.

Elle réalise combien la vraie beauté doit être créée dans le respect et l’amour. L’objet créé ne peut être beau sans que les hommes et les femmes ayant contribué à sa création ne soient respectées. Il en va de même pour la Nature, elle doit également être respectée ! Elle a bien essayé de repenser la chaîne d’approvisionnement, mais sur un marché pas totalement prêt, il fut très difficile et lent de trouver des fournisseurs responsables capables d’accéder à une création de bijoux plus respectueuse.

Pour mener sa propre action et contribuer à changer le marché, Patricia Pereda décide de créer sa propre marque Rosa Maïtea. Elle fait des choix de matières premières… or et diamants recyclés, pierres 100 % traçables pour lesquels elle adapte ses dessins, entraînant des coûts plus importants et des délais plus longs. Mais, elle est fière de relever tous ces défis et de participer à créer, en quelque sorte, un monde meilleur.

L’or recyclé coûte souvent plus cher, mais l’or peut se recycler à l’infini sans altération aucune. Une fois fondu, il est identique, malléable, ductile et conservant toute sa beauté… et il permet de respecter un engagement primordial, respecter la nature. Rosa Maïtea utilise l’or recyclé provenant de bijoux anciens fondus.

Les diamants recyclés proviennent de bijoux fabriqués par l’atelier partenaire, qui leur sont retournés par les marques et les enseignes pour cause d’invendus, casse, etc. L’or et les diamants sont récupérés. Les diamants ne sont nullement altérés car constitués de carbone, ils sont très durs et résistants. Les diamants recyclés sont mis à part pour constituer les bijoux Rosa Maïtea… évidemment à stock plus limité, bijoux plus rares et uniques. Très souvent, les bijoux s’adaptent aux tailles et formes des diamants récupérés.

Les pierres 100 % traçables passent par une filière garantissant la traçabilité des pierres, de la mine au bijou… nom de la mine, pays d’origine, ateliers de taille et de création. Rosa Maïtea souhaite devenir partenaire des acteurs locaux et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des mineurs. Toutes ce exigences ont forcément réduit le choix de pierres… la première collection est donc constituée de spinelles et de grenats. Une autre pierre devrait faire bientôt son apparition dans le futur… la tourmaline.

André Tirlet

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