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Groupe de presse

Presse Horlogère:le compte à rebours a commencé..businessmontres.com En termes techniques, on appelle cela une consolidation : on agrège différents actifs économiques pour donner un sens stratégique à ce qui n’était jusque là qu’un marché disparate. C’est ce que vient de faire le groupe Edipresse (Suisse) en se constituant en acteur de premier plan sur le marché de la presse francophone spécialisée.
Edipresse, qui possède notamment La Tribune de Genève, vient ainsi de racheter le groupe GMT (médias horlogers grand public comme GMT Magazine, décliné en Ukraine et aux Etats-Unis) et La Tribune des Arts (Genève), ainsi que le site de référence Worldtempus.com et quelques autres friandises, comme l’organisation du Grand Prix d’Horlogerie de Genève ou le magazine de mode parisien Citizen K.
On ne change pas une équipe qui gagne : les responsables du management de ces médias (Pierre Jacques et Brice Lechevalier pour GMT Magazine, Jean-Claude Pittard pour La Tribune des Arts ou Xavier Gay pour Worldtempus.com) sont confirmées, Gabriel Tortella restant l'indispensable éminence grise du groupe Edipresse pour la stratégie horlogère.
Edipresse crée ainsi un pôle de puissance dans l’industrie du luxe, Edipresse Luxes : il sera piloté, depuis Genève, par Marco Cattaneo. Ce pôle devrait s’étoffer dans les mois qui viennent avec d’autres titres connexes, en Europe et dans le monde entier.
Il s’agit notamment de monter un réseau capable de décliner, autour de tous les magazines du groupe Edipresse, des suppléments internationaux liés à l’univers du luxe.
Edipresse Luxes devrait ainsi proposer des nouveaux concepts dans la presse féminine internationale, ainsi que des produits hors-médias ultra-ciblés, notamment en Asie
L’objectif est de proposer aux marques de luxe un pack cross-médias d’intervention, pour toucher de façon consolidée tous les consommateurs de luxe, notamment dans les pays émergents (Asie, Russie).
BUSINESS MONTRES & JOAILLERIE
Espérée, prévue et annoncée à plusieurs reprises dans Business Montres, cette consolidation était devenue nécessaire sur le marché atomisé de la presse horlogère traditionnelle : trop de titres pour trop peu de lecteurs, avec des budgets publicitaires désormais concurrencés par Internet et par la presse magazine généraliste.
Il y une quinzaine d’années, ce secteur était passé de la presse professionnelle ultra-spécialisée (B to B) à une forme de presse plus magazine (life style), qui avait fini par « contaminer » la presse d’information grand public : quasiment tous les news magazine et tous les quotidiens ont aujourd’hui des « suppléments montres », voire des pages montres régulières, justifiées par l’inflation annuelle des dépenses publicitaires consenties par les marques.
Cette communication « classique » change à présent de génération : les budgets se ventilent désormais sur la presse magazine non spécialisée (notamment la presse mode ou art de vivre) et, de plus en plus, sur les nouveaux médias (Internet) et sur le hors-médias (événements, parrainages sportifs, marketing mobile, médias tactiques, etc.).
Nouvelle génération, donc nouvelle stratégie médiatique : les marques étant de plus en plus globales, la presse écrite doit leur proposer une approche globale, tant en termes de géographie que d’approche multi-médias.
« Think global, act local » : la presse écrite – marquée par des codes culturels forts – vient ici à la rencontre des nouveaux médias de masse (Internet, les nouvelles télévisions, les outils numériques marqués par la convergence mobile-PDA, etc.).
Le groupe Edipresse sonne la fin de la récréation pour tous les « petits joueurs » qui opéraient sur le marché de la presse horlogère, avec des offres plus mirobolantes que consistantes : un minimum d’entregent et beaucoup de copinages suffisaient jusqu’ici à monter des « hors-séries montres » à la diffusion plus symbolique que réellement garantie.
C’est le début des grandes manœuvres : par sa seule logique de système, le groupe Edipresse devient le pôle majoritaire sur le marché suisse et, à très court terme, sur le marché francophone (les amateurs n’ont pas plus de frontières que les marques) : tous n’en mourront pas, mais peu survivront, et seulement s’ils ont l’intelligence de se cramponner à des niches de légitimité pertinentes, qui ne se limitent pas au carnet d’adresses des uns ou au charme des autres.
L’heure est à la professionnalisation et, surtout, à la définition de nouveaux contenus originaux pour la presse écrite, qui ne peut plus se contenter de recopier des dossiers de presse déjà mis en ligne depuis plusieurs semaines par les marques !
Les autres marchés européens ne devraient pas tarder à bouger (Espagne et Allemagne, notamment). On parle du prochain lancement d’une version espagnole de Revolution, le magazine horloger né à Singapour qui a donné un gros coup de vieux à toute la presse spécialisée européenne.
Sur les marchés émergents, compte tenu de l’internationalisation d’Edipresse, on peut s’attendre à quelques surprises : c’est sur ces marchés non matures de nouveaux consommateurs que les « suppléments horlogers » ont aujourd’hui du sens, et plus vraiment sur les marchés saturés (Europe) où les consommateurs ne sont plus mobilisables qu’à travers les nouveaux « outils nomades » et dans une toute autre logique que celle du luxe marketing classique.
Affaire à suivre, donc : le paysage médiatique horloger est à la veille de grands bouleversements. Cela m’étonnerait que les concurrents restent longtemps inertes ! Non seulement dans le secteur (très menacé) de la presse écrite, mais aussi dans celui des médias internet, où le « gâteau luxe » provoque une consolidation parallèle...

Gregory Pons
www.businessmontres.com

Posté le : 13-06-2007

Les marchés du luxe «proches de l'euphorie»

«LA HAUSSE des ventes au quatrième trimestre 2005 nous a permis de terminer une excellente année sur une note élevée.» François-Henri Pinault s'est félicité hier des performances du pôle luxe du groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute), qu'il dirige, en hausse de 11,9% sur l'année. Dans le détail, la locomotive Gucci (+ 13,6%) permet de faire oublier le recul d'Yves Saint Laurent (– 4,3%), tandis que de petites marques comme Bottega Veneta, Boucheron ou Balenciaga ont «explosé», selon François-Henri Pinault.

Ces chiffres meilleurs que prévu contrastent avec les ventes inférieures aux attentes du pôle distribution (Conforama, Printemps, Fnac...), en progression de 2,8%. Ce qui ne manquera pas de relancer la pression des marchés financiers pour un «split», une séparation des deux pôles de PPR : «Quand on voit de tels écarts, il y aurait en effet un intérêt à se concentrer sur ce qui marche», juge un analyste.

Et le luxe marche, cela ne fait pas de doute. Le suisse Richemont, numéro deux du secteur (Cartier, Van Cleef, Chloé, Lancel...), a annoncé hier aussi une hausse de 16% de ses ventes au quatrième trimestre 2005. Le leader mondial LVMH (Louis Vuitton-Moët Hennessy) avait présenté pour sa part la semaine dernière des ventes en hausse de 11% sur l'ensemble de l'année.

Après plusieurs années de perturbations (sras en Asie, guerre en Irak), 2005 a donc été un très bon cru. «On a été proche de l'euphorie», se félicite Antoine Colonna, analyste à la banque Merrill Lynch. Et, cette fois, la frénésie a touché tous les marchés : les Etats-Unis, l'Asie – reprise au Japon depuis septembre et émergence de la Chine comme une vraie zone de profits pour les groupes – ainsi que l'Europe, où les touristes sont revenus et les consommateurs locaux ont repris leurs achats de luxe, rompant avec la morosité ambiante.

Retour des spéculations

L'année qui débute ne devrait pas décevoir. «Nous sommes très optimistes car nos marchés ne montrent pas de signe de ralentissement», déclarait la semaine dernière Jean-Jacques Guiony, directeur financier de LVMH. «Les premières semaines de janvier confirment la tendance de décembre», confirmait hier François-Henri Pinault. Même si, selon Antoine Colonna, «2006 devrait être un peu moins facile car les marchés ont déjà beaucoup monté».

Conséquence : le retour des spéculations. Déjà, les rumeurs repartent de plus belle. Bulgari en est régulièrement l'objet, comme avant-hier après le départ de son directeur financier. Le joailler romain détenu en majorité par deux frères vieillissants ferait une très belle proie pour un LVMH ou un Swatch. L'américain Tiffany est devenu opéable, tout comme l'anglais Burberry. La palme de la convoitise dans les prochains mois échoira sans doute à Hermès. Après vingt-huit ans à la tête de la maison, Jean-Louis Dumas vient de quitter son poste sans successeur dans la famille, qui contrôle les trois quarts du capital. Une instabilité qui a fait gagner 46% à l'action depuis un an.

http://www.lefigaro.fr

Posté le : 29-01-2006

Secteur horloger pas en reste

Le groupe de luxe genevois Richemont a accru ses ventes de 16% entre octobre et décembre 2005, comparé au même trimestre de l'année précédente.   Tous les secteurs de la multinationale affichent de fortes progressions. «Nous sommes très satisfaits de cette progression des ventes qui reflète le bon travail réalisé par nos marques», a indiqué jeudi Alan Grieve, porte-parole de Richemont. «Le groupe a profité à la fois de la reprise de la consommation, de la vigueur du dollar au cours de la période et des performances de la Bourse.»

 

A taux de change constants, les ventes ont progressé de 13%, souligne Richemont. La période sous revue est un trimestre stratégique qui inclut les ventes de Noël. Il correspond au 3e trimestre de l'exercice 2005/06.

Par secteur, la croissance des revenus s'est inscrite à 15% dans la bijouterie, à 19% dans l'horlogerie, à 18% dans les instruments d'écriture, à 13% dans la maroquinerie et les accessoires. Dans les autres activités, la hausse a atteint 22%.

La période a aussi été marquée par l'ouverture de plusieurs boutiques dans le monde. Outre la réouverture de son magasin historique à Paris, Cartier s'est installé à Aoyama au Japon. En France, Lancel a inauguré un important magasin, véritable vaisseau amiral de la marque, sur les Champs-Elysées.

Au niveau géographique, les ventes ont progressé de 9% en Europe, au cours du 3e trimestre (contre 14% pour les six premiers mois de l'exercice). Les meilleures ventes ont été enregistrées dans l'horlogerie et la joaillerie notamment sur le marché russe et au Moyen-Orient.

Au Japon, la demande est restée très forte, en croissance de 14%, portée notamment par les marques Montblanc, Cartier et Van Cleef & Arpels. Dans la zone Asie-Pacifique, les ventes ont bondi de 26%, illustrant une nouvelle fois les performances des marques horlogères dans cette partie du monde. Aux Amériques, le chiffre d'affaires a également progressé de 26%. La croissance a été soutenue grâce à la bijouterie et l'horlogerie. Richemont relève le dynamisme de la marque Montblanc et de Panerai, qui a profité de l'ouverture d'une nouvelle boutique à Los Angeles en mai dernier. Le groupe ne donne ni de chiffres absolus ni de données détaillées pour les neuf premiers mois de son exercice. Après six mois, l'entreprise affichait des ventes de 1,99 milliard d'euros (3,08 milliards de francs), en hausse de 16%, pour un résultat net en baisse de 27% à 529 millions d'euros. (ats)

Posté le : 27-01-2006

Le luxe soutient la croissance

PPR a réalisé en 2005 un chiffre d'affaires de 17,76 milliards d'euros, en hausse de 4,2% en données réelles et de 4,8% en données comparables. Ce chiffre est légèrement inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient en moyenne, selon le consensus Reuters, sur 17,8 milliards d'euros de ventes et une croissance de 4,5%. Ce petit décalage est à mettre logiquement au compte du quatrième trimestre, où l'activité a été moins soutenue que prévu. Le chiffre d'affaires a atteint 5,46 milliards d'euros pour la période d'octobre à décembre, en hausse de 4,4% en données réelles et de 3,9% en données comparables. Les spécialistes tablaient, pour ce quatrième trimestre, sur 5,49 milliards de facturations, en croissance de 5,2% et de 4,8% sur une base comparable.

Le petit retard dans les ventes s'explique par la performance décevante de la distribution. Le chiffre d'affaires réalisé dans ce domaine a atteint 4,57 milliards d'euros au quatrième trimestre, là où les analystes espéraient 4,62 milliards. La croissance n'a atteint que 2,9% (+1,9% en données comparables) contre 4,2% attendu par les spécialistes. On notera notamment la baisse de 6,6% (-8,5% en comparable) des ventes du Printemps au quatrième trimestre. Une contre-performance qui n'a pu être totalement compensée par une branche luxe pourtant plus dynamique que prévu. Les facturations du luxe ont atteint 900 millions au quatrième trimestre contre 877 prévu par les analystes, en hausse de 13,4% (+16,3% en comparable).

Sur l'ensemble de l'année 2005, le pôle distribution dégage un chiffre d'affaires de 14,76 milliards d'euros, en hausse de 2,8% en données réelles comme comparables. Le luxe fait, comme prévu, beaucoup mieux, en dégageant 3,03 milliards d'euros de facturations (+11,9% en données réelles et +15,9% en comparable).

PPR n'évoque pas dans son communiqué ses prévisions de rentabilité. Le groupe dit par ailleurs aborder " 2006 avec confiance ".

Posté le : 27-01-2006

LVMH: confirme obj de REX 2005, croissance sensible en 2006

(Cercle Finance) - En marge de la présentation de son chiffre d'affaires annuel, LVMH a confirmé sa prévision d'une croissance à deux chiffres de son résultat opérationnel courant 2005.

Celui-ci sera publié le 2 mars prochain.

Pour 2006, le leader mondial du luxe se fixe, ' à nouveau, un objectif de croissance sensible de son résultat opérationnel courant '.

Le groupe s'attend à continuer de ' gagner des parts de marché et augmenter son avance sur le marché mondial du luxe '.

CercleFinance.com

Posté le : 20-01-2006

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