1. Les Luxembourgeois
Luxembourg a le PIB par habitant le plus élevé du monde. Photo © Eloïse Bollack/L'Internaute Magazine
PIB par habitant : 80 288,678 dollars en 2005*
Croissance : 4,6 % en 2005
Taux de chômage : 4,2 % en 2005
Traitement mensuel minimum brut : 1 503 euros
Taux de pauvreté : 12 %
*Estimé par le FMI, en prix courant, en septembre 2006. La France est 17e avec 33 917,670 dollars
Après une histoire industrielle liée à la sidérurgie et au caoutchouc (Dupont, Goodyear, Arcelor-Mittal...), le Duché s'est spécialisé dans la finance dès les années 1960. C'est le 2e centre mondial des fonds d’investissement, après les Etats-Unis.
» Travailleurs frontaliers Son PIB par habitant élevé s'explique en partie par le nombre important de travailleurs frontaliers contribuant au PIB sans être comptabilisés dans la population résidente.
» Fiscalité Depuis l'adoption de nouveaux allègements fiscaux en 2002, le Luxembourg offre la plus faible imposition des particuliers d'Europe et la 2e pour les entreprises.
» Salaires élevés et indéxés Les gains bruts annuels dépassaient, en 2003, 39 000 euros (31 000 euros en moyenne dans l'UE). C'est aussi l'un des rares pays conservant l'indexation automatique et intégrale des salaires à l'inflation.
2. Les Norvégiens
Lac Flateland en Norvège. Photo © Marc Chartrier
PIB par habitant : 64 192,712 dollars en 2005
Croissance : 3 % en 2006
Taux de chômage : 3,8 % en 2006
Traitement mensuel minimum brut : négocié
La réussite norvégienne repose sur une "économie mixte" marquée par la forte participation de l'Etat (actionnaire principal des plus grandes entreprises) et l'exploitation d'une manne pétrolière et gazière.
» Un Etat social Services médicaux et sociaux sont presque intégralement financés par des fonds publics grâce aux impôts et à des prélèvements spécifiques. Un fonds pétrolier affecté au financement des retraites dépasserait les 166 millions d’euros, selon le ministère de l'économie norvégien.
» 1er rang mondial de l'IDH En 2006, la Norvège présente l'indice de développement humain (IDH : espérance de vie, niveau d'éducation et revenu par habitant) le plus élevé du monde . "Les habitants de la Norvège sont 40 fois plus riches que ceux du Niger et vivent presque deux fois plus longtemps", résume le Programme de développement de l'ONU.
3. Les Islandais
Reykjavik. Photo © Alice Aubert
PIB par habitant : 52 763,812 dollars en 2005
Croissance : 6,7 % en 2006
Taux de chômage : 1,5 % en 2006
Pour diversifier son économie, jusqu'ici trop dépendante des exportations de la pêche (62 % des exportations totales), l'Islande investit massivement dans les secteur de l'aluminium, les biotechnologies ,l'informatique... Selon "IMD World Competitiveness Yearbook", l'Islande est actuellement la 4e économie la plus compétitive du monde.
» L'île aux NTIC Le Forum Economique Mondial place l’Islande au 2e rang mondial pour l'utilisation des technologies de l’information et de communication : 21,7 % de la population est connectée à un réseau web haut débit, ce qui la place au 4e rang mondial selon l'OCDE.
» 2e IDH mondial Selon le PNUD, l'Islande a le 2e indice de développement humain le plus élévé du monde. En 2002, plus de 7,4 % des dépenses publiques étaient consacrées à l'éducation : c'est le taux le plus élevé du monde selon l'OCDE.
4. Les Suisses
Bâle. Photo © Pascal Lepretre
PIB par habitant : 50 532,160 dollars
Croissance : 1,5 % en 2005
Taux de chômage : 3,1 % en octobre 2006
Taux de pauvreté : 5,6 % en 2004
Connue pour ses montres et ses chocolats, la Suisse a bâti sa richesse sur des secteurs de pointe à haute valeur ajoutée : industrie pharmaceutique, biotechnologies. En 2005, elle s'est hissée de la 14e à la 7e place du classement des économies les plus compétitives.
» Place financière C'est surtout la banque (14 % du PIB en 2006) et les assurances qui enrichissent la Suisse, leader mondial de la gestion de fortunes transfrontalières.
» Paradis des fortunés Avec son fameux "secret bancaire" et ses dispositions fiscales avantageuses, le pays attire les plus grandes fortunes du monde : en 2005, plus de la moitié des "300 Suisses les plus riches" répertoriés par le magazine "Bilanz "étaient des résidents étrangers. Mais selon Swissworld.org, les inégalités sont très fortes : 3 % de la population suisse détient 50 % de la fortune privée.
5. Les Irlandais
Cork. Photo © Françoise Feat
PIB par habitant : 48 604,259 dollars
Croissance : 5,8 % en 2006
Taux de chômage : 4,4 % en 2006
Salaire mensuel minimum brut : 1 273 euros (2000)
"Le tigre celtique" a connu une croissance prodigieuse depuis son entrée dans l'UE en 1973 : son PIB a triplé en 20 ans. Face à la concurrence des nouveaux entrants, l'Irlande recentre aujourd'hui son activité sur les services aux entreprises et des secteurs à haute valeur ajoutée : biotechnologies, industrie pharmaceutique.
» Attraction fiscale Avec 12,5 % d'imposition sur les entreprises, l'Irlande attire des sociétés du monde entier. Revers de la médaille : 26 milliards d'euros de profits ont été rapatriés vers leurs pays d'origine en 2002 et le pays est très dépendant des échanges extérieurs.
» Qualité de vie En 2006, l'Irlande arrive 4e du classement de l'IDH de l'ONU. Les inégalités dans le pays étaient en 2004 légèrement supérieures à la moyenne de l'UE : les 20 % les mieux rémunérés percevaient 5 fois plus que les 20 % les moins bien rémunérés, selon Eurostat.
6. Les Danois
Kvivik, Iles Féroé. Photo © Nicolas Bourdain
PIB par habitant : 47 984,298 dollars en 2005
Croissance : 3,4 % en 2005
Taux de chômage : 4,8 % en 2005
Taux de pauvreté : 2 %
Des ressources pétrolières et gazières abondantes et une industrie de PME performante font du Danemark l'un des pays les plus prospères du monde. Le pays est chaque année en tête du classement de l’IDH.
» Le modèle danois Son système de "flexicurité" repose sur une grande flexibilité du marché du travail, une protection généreuse en cas de chômage et une politique d'aide au retour à l'emploi active qui garantissent un taux de chômage faible. On compte seulement 3 % de travailleurs pauvres, contre 8 % en France.
» Protection sociale généreuse Les médécins sont rémunérés à 80 % par l'impôt ce qui permet l'accès gratuit de tous aux soins. Les inégalités de revenus et la pauvreté y sont les plus faibles d'Europe : les 20 % les mieux rémunérés perçoivent 3,4 fois plus que les 20 % les moins bien rémunérés.
7. Les Qatariens
Front de mer à Doha. Photo © Qatar Ambassy
PIB par habitant : 43 110,133 dollars en 2005
Croissance : 15 % en 2005
Taux de chômage : nul
En 40 ans, ce petit émirat, situé sur la côte ouest du Golfe arabique, a connu une très forte industrialisation : l'exploitation de 5 champs pétrolifères (55% du PIB) et de la 3e réserve mondiale de gaz naturel ont permis à l'Etat de doubler le PIB par habitant en quelques années.
» Industrialisation rapide L'Etat contrôle fortement l'économie du pays, notamment à travers la société nationale QGPC, qui assure l'exploitation pétrolière, et impulse les grandes orientations industrielles du pays : liquéfaction, pétrochimie, tourisme, manifestations sportives...
» Société cosmopolite Seuls 20 % des 700 000 habitants sont Qatariens d'origine : la réussite économique du pays attire de nombreux travailleurs immigrés (Indiens, Pakistanais, Egyptiens...). Malgré un revenu par tête très élevé, l'indice de développement humain du pays plafonne autour du 40e rang mondial.
8. Les Américains
Las Vegas. Photo © Stéphane Gebelin
PIB par habitant : 42 000,450 dollars en 2005
Croissance : 3,5 % en 2005
Taux de chômage : 4,4 % en octobre 2006
Traitement mensuel minimum brut : 753 euros
Taux de pauvreté : 12,5 %
La 1ère puissance économique mondiale allie dynamisme du secteur des services et suprématie technologique, notamment grâce à une forte immigration et à des investissements massifs en recherche et développement.
» Au-dessus de ses moyens La prospérité américaine repose toutefois sur un fort endettement (319 milliards de dollars de déficit budgétaire et 726 milliards de dollars de déficit commercial) et reste dépendante des capacités de financement de ses partenaires asiatiques.
» De fortes inégalités Pour la 1ère fois, en 2006, les 300 plus grosses fortunes américaines dépassaient toutes 1 milliard de dollars. Mais selon l'Observatoire des inégalités, on compte 21,9 % d'enfant pauves aux Etats-Unis et 1 Américain sur 8 vivrait en dessous du seuil de pauvreté.
9. Les Hollandais
Amsterdam. Photo © Christiane Mothiron
PIB par habitant : 38 617,879 dollars en 2005
Croissance : 2,5 % en 2006
Taux de chômage : 5,75 % en 2006
Traitement mensuel minimum brut : 1 273 euros
Taux de pauvreté : 10 % en 2000
Après une forte récession au début des années 2000, le pays a engagé de nombreuses réformes et rénoué avec la croissance depuis 2004.
» Economie ouverte Il avait subi de plein fouet le retournement de la conjoncture mondiale en raison de sa forte dépendance au commerce international : importations et exportations (denrées alimentaires, produits chimiques, ordinateurs) représentent plus de 50 % du PIB.
» Lutte contre la pauvreté La Constitution a conféré à l'Etat le devoir de garantir les moyens d'existence des citoyens et le système de protection sociale, fondé sur le consensus entre partenaires sociaux, permet au pays d'afficher un faible de taux de pauvreté. En 2006, le pays arrive en tête de l’Indice d’engagement des pays riches en faveur du développement des pays pauvres, selon le Centre pour le développement mondial.
10. Les Finlandais
Helsinki. Photo © Jean-Léonard Polo
PIB par habitant : 37 504,049 dollars en 2005
Croissance : 3,3 % en 2005
Taux de chômage : 8,7 % en 2005
Taux de pauvreté après transferts : 8 %
Les nouvelles techonologies ont progresssivement supplanté l'industrie papetière (15 et 25 % du papier et du carton vendus dans le monde) et la métallurgie, comme 1er secteur industriel de l'économie finlandaise.
» Le paradis des portables Le fabricant de téléphones mobiles Nokia représente à lui seul 1/3 des exportations du pays et les Finlandais sont les mieux équipés du monde avec 65 téléphones mobiles pour 100 habitants !
» Excellence académique La Finlande jouit d'un excellent système éducatif et présente un taux d'alphabétisation de 100 % et des performances académiques parmi les meilleures du monde. Le pays place la recherche en tête de ses priorités : entre 1991 et 2005, les dépenses de recherche et développement sont passées de 2 % à 3,5 % du PIB, soit l’un des taux les plus importants de l'OCDE.
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