Est-ce que, avec le temps qui passe, vous aimez moins l’hiver ? Est-ce que vous trouvez aujourd’hui que, finalement, l’automne est un délice purement intellectuel de masochiste ?
Est-ce que, comme moi, vous adorez l’été ?
Est-ce que pour vous, le printemps, autrefois chéri, n’est plus qu’une parenthèse vers l’essentiel : un ciel turquoise saturé et intense, le soleil fondant en flaques d’or qui lèchent la peau comme des bijoux voluptueux, un doux bruit de clapotis au loin ?
Est-ce que ces premiers mois de l’année ont filé à une vitesse trop supersonique pour ne pas vous amener à bon port – au moins en rêve - sur les bords d’une plage déserte, par exemple ? Comme un désir soudain de réchauffement climatique.
Du calme, du calme… On sort pourtant à peine de l’hiver, c’est-à-dire de son dernier mois (non) officiel : avril. Ce mois improbable, ne servant en réalité qu’à faire la jonction entre un temps glacial et un début de vie sur terre. Avant cela, il y eut aussi les Ides de mars, ces trois journées terribles où tout peut arriver et même de préférence le pire. La prudence et le calfeutrage étaient donc de mise jusqu’à ces derniers jours !
Mais c’est le mois de mai… Et en mai, c’est l’été qui commence – officieusement toujours.
En mai, je fais ce qu’il me plaît !
Donc cet été, c’est dit, je ne vais faire que ce qu’il me plaît : m’acheter une montre sympa et folle - 20 euros - à la foire-à-tout, porter des pantacourts orange et des t-shirt avec le drapeau du Tibet, faire une ch’ti party dans la cour de mon immeuble du 7ème… Je n’oublierai pas de souhaiter la fête à mon papa et à ma maman, j’arrêterai une fille dans la rue pour lui dire qu’elle est super-belle (trop dur ! je suis super-timide !), je repeindrai mon appartement sans suivre les conseils de super déco de la télé, je n’allumerai d’ailleurs plus la télé dès que je rentre….Je…Je...Je…
J’emporterai tout Proust en vacances ! Et aussi Kierkegaard.
Et bien sûr bm&VOUS. Sans déc. Que vous pourrez trouver dans les meilleurs kiosques, sur journaux.fr ou tous sites de vente de presse en ligne. 2 euros seulement.
André Tirlet