Le cinq-étoiles Royal Palm vend le luxe et la cherté à une clientèle sélecte.
Il accueille, depuis le 7 décembre 1985, les vedettes et les célébrités de la planète. Les vacances du président français, Jacques Chirac, dans cet établissement a fait la une des journaux français. Surtout avec sa note d'hôtel. Mais le Royal Palm ne rougit pas de son luxe et de ses prix. "Le luxe, la cherté et la clientèle sélecte de l'établissement, explique le directeur du Royal Palm, Jacques Sylvant, sont les constituants de sa particularité, sa marque de fabrique. C'est ce qui a aussi contribué à son succès ces 20 dernières années."
En 1985, l'industrie touristique est à ses premiers balbutiements. Et la construction d'un cinq-étoiles est considérée comme un pari à risque. Mais c'est un pari relevé haut la main si on en juge par la réputation que se taille le Royal Palm parmi les hôtels les plus prestigieux du monde.
Pour Jacques Sylvant, la réussite d'un hôtel à satisfaire sa clientèle se mesure au nombre de clients qui reviennent. "Au Royal Palm, nous avons 38 % de clients réguliers. A certaines saisons, ce taux peut atteindre les 60 %." Il estime que la clientèle est un des éléments clés. Composée de personnes nécessairement fortunées, inconnues ou célèbres, cette clientèle confère une atmosphère de convivialité, d'intimité dans l'architecture de l'hôtel qui, grâce à ses proportions modestes, favorise le contact et les rencontres. "C'est un des atouts de l'hôtel : on se sent très vite comme à la maison", explique le directeur qui tient à conserver cette taille raisonnable qui permet d'offrir un service plus attentionné et qui va plus loin dans le détail.
Le Royal Palm compte aujourd'hui 84 suites et 270 employés. En 20 ans, l'établissement, qui s'est créé une niche, est satisfait de son positionnement commercial, avec un taux de remplissage moyen de 60 % par an, indique Jacques Sylvant. "Si on veut un taux de remplissage de 70 %, il faut faire des concessions sur les prix. Or nous avons fait le choix d'un certain type de clientèle. C'est dangereux de mélanger la clientèle car finalement personne ne s'y retrouve. Nous revendiquons d'être cher."
Pour Jacques Sylvant, il y a encore de la place à Maurice pour d'autres hôtels de luxe même si les sites touristiques de premier choix sont rares. Selon lui, le débat sur la cherté de la destination Maurice est hors de propos. "Avec les atouts dont dispose Maurice, il y a de la place pour tout le monde. Il y a des petits hôtels, des grands hôtels et des établissements qui appartiennent à des individus. Maurice est une des plus belles destinations du monde et ce serait dommage de la réduire à certains types d'hôtels."
L'Express (Port Louis)
ACTUALITÉS - 8 Décembre 2005
Publié sur le web le 9 Décembre 2005
By Stéphane Saminaden
Port Louis



