

Presque toutes les marques de luxe vendent désormais leurs articles sur Internet. Hermès livre ses cyberclients parisiens par coursier trois heures après avoir passé commande !
Un sac Vuitton, des chaussures Gucci, un Carré Hermès ou encore des lunettes Dior... Vous pouvez désormais vous offrir tous ces accessoires de luxe d’un simple clic sur Internet. Pour les « fashionistas », la Toile est même en passe de devenir le plus grand magasin de luxe au monde. La tendance est récente en France. Longtemps frileuses par peur de brouiller leur image, de nombreuses marques de luxe ont ouvert leurs premières boutiques en ligne il y a un peu plus d’un an seulement. Celles qui ne l’ont pas encore fait devraient progressivement se convertir à la vente sur Internet.
« Ces enseignes ont compris que le Web est un canal de distribution complémentaire du réseau existant », explique Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, la Fédération de la vente à distance. Un canal qui rencontre le succès , même si les articles sont généralement vendus au même prix que dans les magasins bien réels . Et si ces sites ne font pas tous des soldes. « Le chiffre d’affaires généré sur Internet où nous sommes présents depuis 2002, correspond plus ou moins à celui d’une boutique traditionnelle », explique Wilfried Guerrand, directeur général d’Hermès France. Rien de plus normal : la clientèle des marques de luxe est généralement très « cyberphile » et donc habituée à surfer et à faire des emplettes sur la Toile.
Une offre un peu plus restreinte. Internet rend le luxe plus facile d’accès. Ceux qui n’osent pas pousser les portes des grands du luxe, s’aventureront sans états d’âme sur les sites. «La Toile facilite aussi la vie de tous ceux qui habitent dans des zones où certaines marques n’ont pas de boutiques», confirme Marc Lolivier.
Les personnes résidant dans les campagnes ou dans des bourgades de taille moyenne n’ont donc plus à attendre de se rendre dans une grande ville pour eux aussi pouvoir accéder aisément aux enseignes du luxe. D’autres, confortablement installées chez elles, en profiteront, au contraire, pour repérer les articles qu’elles achèteront plus tard en magasin. Ou achèteront sur le Net ce qu’elles ont vu en passant en coup de vent dans une boutique. Tout le monde semble donc y trouver son compte.
Toutefois, vous n’aurez pas toujours accès à l’ensemble des produits disponibles dans un magasin ayant pignon sur rue. Généralement, les cybers magasins évitent de vendre du prêt-à porter et parfois de la joaillerie. En revanche, vous pourrez commander des chaussures (les demi-pointures sont généralement proposées) ! Christian Dior, Bottega Veneta ou encore Gucci, par exemple, de nombreux modèles de leur collection dans leurs boutiques virtuelles. Et ça marche. « Les clients internautes achètent plus ou moins les mêmes articles que ceux qui se rendent dans nos magasins. C’est particulièrement vrai pour les articles de cuir et les chaussures », explique-t-on chez Gucci (groupe PPR). « Mis à part le prêt-à-porter toutes les autres catégories d’articles sont également disponibles en ligne », précise-t-on.
Ailleurs, l’offre est parfois plus restreinte. Ne comptez pas, par exemple, passer commande d’un célèbre sac « Kelly » ou « Birkin » sur le site d’Hermès. « Nous sommes déjà en pénurie dans les magasins », justifie Wilfried Guerrand. En revanche, le Carré l’autre emblème du sellier de luxe est en vente sur le site. Tout comme de nombreux articles en soie (cravates, écharpes...), des cadeaux de naissance et tous les accessoires liés à l’art de vivre (plaids en cachemire, tapis de plage, jetés de canapés...). Cette offre devrait s’étoffer prochainement (ceintures, des agendas et même bijouterie).
Vous ne trouverez pas, en revanche, de bijoux dans la boutique virtuelle de Louis Vuitton (à l’exception des montres). Mais, vous pourrez vous offrir très nombreux accessoires de mode (lunettes, ceintures, foulards, agendas,...) et surtout de la maroquinerie. Tous les fameux sacs de voyage et sacs à main de la marque sont mis en vente en ligne. Pour vous aider à choisir, vous pourrez même les faire changer de couleur et les faire défiler sous tous leurs angles (fermé, ouvert, debout, nombre de poches...).
Livraison en trois heures. Mais comment faire passer la notion de luxe sur Internet ? Comment compenser le cérémonial qui entoure chaque vente en magasin où vous avez le sentiment d’être unique ? Les enseignes de luxe ont trouvé la parade en soignant le graphisme de leurs sites Internet. Les photos des articles vendus rappellent celles des magazines de papier glacé. Les groupes de luxe essaient aussi d’offrir à leurs clients le service le plus personnalisé possible. Les articles livrés sont toujours soigneusement enveloppés dans de très beaux emballages. Hermès va encore plus loin. Les cyberclients parisiens (ou de proche couronne) peuvent être livrés par coursier trois heures après avoir passé commande ! Un service pratique pour tous ceux qui n’ont pas le temps de passer dans la boutique acheter la cravate qu’ils porteront le soir même, mais qui est malgré tout peu utilisé (il est facturé 30 euros). Les autres recevront leurs achats par Chronopost (24 à 48 heures plus tard et 15 euros de frais) ou par envoi Express (sous 24 heures). Certains sites disposent également de plateformes téléphoniques pour guider les clients dans leurs achats.
Danièle Guinot. Publié le 09 août 2007
www.lefigaro.fr

Un vent de liesse souffle sur le petit monde de l’horlogerie et de la
bijouterie. Jamais les salons de Bâle et de Genève n’avaient connu
une telle abondance. Le BaselWorld battait des records de fréquentation
avec plus de 100 000 entrées. Les allées du Salon de la Haute
Horlogerie de Genève frémissaient devant l’affluence d’un public invité et trié sur
le volet, avide de nouveautés. L’optimisme était de mise et les prises de commande,
pour des pièces de plus en plus chères flambaient. Pièces souvent en
séries limitées qui, au mieux, seront livrées à la rentrée et dans beaucoup de cas
l’an prochain. La rareté a ceci de bon, elle fait monter les enchères. Le visiteur
attentif pouvait s’extasier devant des montres, bijoux et accessoires à un million
de dollars et plus. La planète n’a jamais été aussi riche et le nombre des milliardaires
a encore fait un bond, ce qui est bon pour tout ce qui est rare et unique.
Notre équipe a déniché les pièces les plus surprenantes. Restons dans le rêve
en faisant un détour par Cannes où le célèbre tapis des marches a rougi de
plaisir tant les stars ont étincelé pour fêter brillamment le 60e anniversaire qui est
aussi le 10e de Chopard. « Des diamants gros comme le Majestic », pour
paraphraser Scott Fitzgerald qui ont volés la vedette aux vedettes du grand
écran. L’été est bien là et comme le disait Voltaire « Il faut être doré pour être
adoré », au deux sens du terme. L’or, les diamants, les pierres précieuses prennent
plus d’éclat sous les rayons du soleil. Une enquête a montré que plus le taux
d’ensoleillement est grand, plus la propension à porter des bijoux est forte. C’est
peut-être un des rares côtés positifs du réchauffement de la planète. Un conseil
sortez vos bijoux, portez-les que vous partiez en vacances, en croisière, bateau
ou au boulot. Mais ayons une petite pensée, mieux un petit geste pour cette
planète qui elle aussi nous est très précieuse. Bel été et rendez-vous à la rentrée.
Didier Brodbeck
www.dreams-magazine.com - www.monsieur.fr - www.montres.org
Magazine en vente en kiosque
Le sénat lutte contre la contrefaçon. Désigné le 8 mars dernier par la commission des lois comme rapporteur du projet de loi de lutte contre la contrefaçon, M. Laurent Béteille procède entre avril et juin à de nombreuses auditions. Il organise également deux déplacements, l’un au TGI de Paris, l’autre à l’aéroport de Roissy. Le projet de loi, qui vise essentiellement à transposer la directive européenne 2004/48, comporte des avancées majeures. Il facilite le recours au juge en cas d’urgence, afin de prévenir la diffusion de produits contrefaits ou d’en limiter les effets, il instaure un droit d’information qui doit permettre aux autorités judiciaires civiles de mieux identifier les acteurs de réseaux de contrefaçon et enfin il améliore sensiblement le calcul des dédommagements accordés par les tribunaux aux victimes de contrefaçons, dissuadant ainsi la poursuite des atteintes aux droits de la propriété intellectuelle.
ABC Luxe
Après un billet sur "Cécilia Kennedy" et le commentaire de Damocles sur Marilyn' Monroe, la transition était facile à trouver pour le titre de ce billet ou les femmes semblent être les nouvelles cibles des constructeurs électroniques.
Phase 1: Design et électronique unisexe
Il ne s'agit en effet pas de l'idée d'une seule entreprise mais d'une véritable tendance de fond. On se souvient des premiers ordinateurs, véritables mastodontes, puis du retour en force de MAC' avec sa gamme de produits à la fois faciles d'utilisation et au design aguicheur: de l'IMAC à l'IPOD, le succès a été planétaire auprès d'une cible autant féminine que masculine. Il est alors apparu que l'électronique pouvait être un produit "coup de coeur" et non plus uniquement utilitaire.
Phase 2: Marques de Luxe et électronique unisex
Pour aller plus loin que l'IPHONE d'Apple qui jouait déjà sur un design extra-plat et tactile (hybride entre l'IPOD et un téléphone portable), Motorola a fait appel à Dolce&Gabanna pour son téléphone portable RAZR.
A ma connaissance, la marque Dolce&Gabanna n'est pas affichée sur le téléphone portable. C'est uniquement la caution la marque qui est utilisée.
LG et Prada vont plus loin en affichant clairement Prada sur le téléphone portable.
Se pose alors toutes les questions marketing du "territoire de marque". C'est à dire que dans l'inconscient des consommateurs de la marque, cette dernière est en accord avec une certaine gamme de produits. Chaque marque a son territoire de marque propre. Ainsi le choix de LG de choisir Prada a du nécessiter des études poussées dans ce domaine.
Se pose aussi la question de la qualité. Si le téléphone révèle avoir un défaut, est-ce que l'image de marque de Prada ne sera pas écornée ?
C'est en effet une façon d'aller plus loin que le seul investissement en R&D qui peut être rapidement devancé par des entreprises étrangères. L'image d'une marque, et notamment une marque de Luxe est ce qui fonde l'image même du savoir-faire francais à l'international. Pour qu'il y ait association, il faut que le poids de ces deux marques (par exemple LG et Prada) soient équivalent pour ne pas porter atteinte au niveau de gamme de la marque de luxe qui se prête (et se paye:) au jeu. Voilà pourquoi peut-être Dolce&Gabanna (en dehors du fait que leur territoire de marque devait le leur permettre), n'ont pas voulu que leur marque soit affiché sur les téléphones de la marque Motorola.
Phase 3: Marques de Luxe et électronique only for women
Une segmentation marketing plus fine montre que les femmes sont visiblement prêtes à payer le prix de la customisation one2one au féminin. Bien vu! quand on sait la part de leur budget que les femmes sont prêtes à mettre dans les accessoires qu'elles portent sur et avec elles: chaussures, sacs à main, bijoux, bijoux de sacs etc ....
Ainsi Philips a fait appel à Swarovski pour une gamme de clès USB bijoux et de casques sous le nom "d'Active crystals". Quoi de plus féminin et cliché que les bijoux? Comme on se positionne sur des produits middle market, on ne pouvait tout de même pas penser avoir des diamants, donc le cristal et surtout la renommée de la marque Swarovski feront l'affaire.
Il faut en effet compter de 70 à 100 euros pour les casques, et 150 euros pour les clés USB de deux sortes : sous forme de coeur à porter autour du coup, ou de cadenas plus macifs à accrocher par exemple à son sac.
Ce sera sans conteste un MUST HAVE de l'été ou de la rentrée puisque le lancement est annoncé pour le mois d'Août. Le magazine Madame Figaro du mois de mai ne s'y est pas trompé en indiquant un numéro de téléphone pour déjà réserver son exemplaire ....le marketing semble bien rodé en jouant ainsi de la communication habituelle des produits de luxe: la pénurie annoncée ....
Franchement, faire d'une clés USB un objet de désir féminin ......il fallait y penser et oser ! Il faut dire que Swarovski n'en ait pas à son 1er essai dans la domaine de l'électronique puisqu'il avait déjà apporté la finesse de ses cristaux à un ordinateur portable vendu principalement en grande surface, de la marque allemande Medion dont les produits souffraient d'un déficit de notoriété et d'attractivité.
La question est alors de savoir si les 300 cristaux incrustés qui dessinent de petites fleurs, ont fait oublier sa faible autonomie (1h30 avec la batterie standard) et son affichage en 12 pouces seulement .
Cibler une clientèle de femmes ne doit pas être une excuse pour des produits qui connaissent des déficiences techniques !
On peut être une femme et aimer l'efficacité ...
J'ai aussi retrouvé un partenariat de Swarovski avec la marque SolidAlliance début 2007, déjà pour une clès USB personnalisable avec la lettre de votre choix, dont le prix allait de 95 euros pour 1GO à 122 euros pour 2GO ( la clès USB Philips étant à 150 euros pour 1GO ...).
Ces prix relativement élevés me font me demander si la cible n'est pas plus la geek girl que la femme active qui utilise les nouvelles technologies au quotidien.
Publié par Marilyne
http://marilyne.blogpremium.com