Alors qu’en 2009 les ventes d’objets de luxe ont diminuées un peu partout dans le monde, en Chine elles continuent à progresser. En 2010, les ventes de produits de très grands luxe devraient même augmenter de 15%. L’ouverture, le 10 mars, de l’exposition « Luxury & Design» au musée de la prestigieuse Académie chinoise des beaux-arts organisée par l’ECAL, est donc fort à propos… Et la volonté du gouvernement Suisse de mettre en avant les productions de luxe des orfèvres et joailliers helvétes doit être finement analysée. La Chine représente aujourd’hui un marché incontournable pour les produits haut de gamme. L’ensemble des acteurs de ce secteur doit en avoir conscience. La Suisse lance actuellement une très importe opération de relation publique sur le marché Chinois qui va devenir fortement concurrentiel cette année.
L'exposition qui marque le lancement de l’année commémorative entre la Suisse et la République populaire est un condensé de ce qui va se jouer en Chine. Les deux pays célèbrent soixante ans d'établissement de relations bilatérales et grâce à ce vecteur, Berne prévoit d'être très visible en Chine tout au long de l’année 2010.
L'exposition présente un éventail d’½uvres réalisées entre 2005 et 2009 par les étudiants de l'ECAL (Ecole cantonale d'art de Lausanne), filière Master en Design et industrie du luxe. Une dizaine de vitrines de plexiglas posés sur des caisses de sapin estampillées ECAL mettent en valeur, de manière un peu brute, les créations des élèves. Des objets et des bijoux d’une très grande finesse, ou les matériaux précieux comme l’or et le platine s’associent à des diamants et des saphirs… Les visiteurs pourront admirer un seau à glace et un service à thé faits pour la société française d'orfèvrerie Christofle, de la vaisselle dessinée pour l'entreprise française Bernardaud, des pendentifs créés pour l'horloger Audemars Piguet, des bijoux en acier et des bagues en acier pour homme, des snowboards de marque Nidecker sertis de cristaux Swarovski, un avion en chocolat...
Yang Li le directeur de l'Académie des beaux-arts a un regard un peu inquiet en découvrant certaines créations de jeunes designers. Mais pour lui aussi, il n’y a aucune contradiction entre produits de luxe et socialisme à la chinoise ! Pour ce cadre du parti, il est normal que le développement économique s’accompagne d’une demande d’objets de luxe ! Ainsi soit-il !





