Nos montres témoignent par leur cadran du défilé incessant du temps.
Le temps que nous poursuivons pour gagner nos vies. Le temps qui nous
presse d’un rendez-vous à l’autre. Le temps exact que nos chronographes
capturent et que nous voulons apprivoiser en les accrochant à nos
poignets, le temps que l’homme moderne, certain de la supériorité de sa
technologie, traite en animal de compagnie, est un parfait mystère…
C’est un immense orgueil que de croire en notre domination du temps.
Orgueil d’autant plus dérisoire, que les physiciens forts de leurs
observations subatomiques, affirment que le futur conditionne beaucoup
plus le présent que l’inverse. D’ailleurs que savons nous du temps ?
Il y a plus de 10.000, l’homme pris conscience du développement
linéaire et constant du temps en observant la variation des ombres
par le mouvement du soleil et l’évolution des saisons par la course des
étoiles dans le ciel. Les grecs inventèrent la lecture du temps grâce à
un bâton planté dans le sol : le gnomon (du grec : connaître). En
ces époques antiques, ce sont les prêtres qui sont les maîtres du
temps, ils désignent les périodes sacrées, les rites à accomplir et
établissent les premiers calendriers. A Babylone puis en Egypte,
l’étoile Sirius fut longtemps celle qui servi de repère aux
calendriers.
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